Kingdom Hearts: L'aube du crépuscule


 
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 Sand S. ou la rêveuse insatiable ...

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Sand S.
Archéologue des songes
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Messages : 3
Date d'inscription : 12/02/2012
Localisation : Quelque part dans ses rêves

Feuille de personnage
Nom/Prénom, Age, Amis, (Amours), Ennemis:
Expérience:
80/500  (80/500)
Niveaux:
12/100  (12/100)

MessageSujet: Sand S. ou la rêveuse insatiable ...   Sam 2 Juin - 19:06

Nom : S.

Prénom : Sand

Âge : 15 ans

Job : Aucun

Description physique : Sand S. est une jeune fille d'1m75 à la silhouette mince et élancée. Sa peau très claire contraste avec la couleur oscillant entre le bleu nuit et le violet sombre de ses cheveux qui descendent en cascade jusqu'à sa taille. Elle possède une frange discrètement ébouriffée qui s'arrête juste en dessous de ses sourcils fins et noirs, les laissant entrevoir entre quelques mèches. Elle sépare cette faction du reste par un bandeau composé de deux rubans, le premier d'une teinte bordeaux claire, le second d'une couleur plus accentuée. L'autre partie de son épaisse chevelure est laissée libre, flottante selon l'humeur de la brise. Son visage est assez complexe, on peut y voir s'inscrire les traits de l'insouciance la plus totale comme ceux d'un sérieux plus qu'impressionnant. Il est illuminé par de grands yeux brillants et souvent rieurs qui vont du « chocolat noir » sur le bord au « chocolat au lait » au centre comme elle aime dire. Son nez est délicat et droit, tout à fait ordinaire, et ses lèvres délicatement rosées, s'étirant la plupart du temps en un sourire aussi franc que radieux.

Elle est vêtue d'une robe blanche à manches longues cintrée sous la poitrine lui arrivant au dessus des genoux. Elle en laisse le col ouvert et replié mais prend toujours soin de recouvrir ses paumes à l'aide du tissu. Elle porte également des collants assortis à son ruban, à la différence que ces derniers sont traversés par de larges rayures horizontales noires. Ceci est d'ailleurs le seul mur qui existe entre ses pieds et le sol, Sand refusant constamment de porter la moindre paire de chaussures. Son unique bijou est une clé sculptée à l'apparence ancienne d'une teinte mêlant le fer à l'or, pendant au bout d'une longue chaîne pareillement colorée, accompagnée d'une perle blanche et d'un cercle doré incrusté d'une pierre transparente en son centre et entourée d'autres cristaux moindres.

Elle emporte en permanence avec elle une peluche, une sorte de gros chat orange aux yeux immenses de la même couleur que les cheveux de sa tutrice, et en dessous desquels se trouve deux petites taches roses, comme s'il rougissait. Il laisse apparaître une langue minuscule au milieu de son infini sourire, l'air moqueur. Il est pourvu d'une courte corne immaculée, mais ne possède pas de truffe, ni de nom, ou encore de pouvoirs aux noms complexes et imprononçables. C'est simplement un animal de coton bizarre auquel Sand accorde toute son affection.

Caractère : Sand est dotée d'une générosité et d'une gentillesse aux proportions astronomiques, n'hésitant pas à venir en aide au premier venu. Elle n'est pas idiote pour autant et reste capable de discerner les arnaques. D'une gaieté naturelle, elle n'en aime pas moins râler mais le fait rarement par colère, bien plus souvent sur le ton de la plaisanterie. Elle apprécie beaucoup les fêtes villageoises et ne loupe jamais une occasion de faire un festin, étant une gourmande invétérée. Elle se montre en général très franche et peut être blessante dans le choix de ses mots bien que ce ne soit pas volontaire, et regrettera son manque de tact si ses paroles affectent son interlocuteur, sauf bien sur, si elle n'est pas en très bons termes avec le-dit interlocuteur. Elle est elle-même très susceptible sur certains points, comme son appartenance à la noblesse qu'elle déteste. Elle se montrera très antipathique si l'on se risque à lui dire qu'elle n'est qu'une gamine égoïste par exemple.

Mais sous ses airs de jeune demoiselle parfois fragile, Sand est une véritable guerrière qui n'a peur de rien, elle ne craint pas de se faire mal pour atteindre ses objectifs. Peu importe ce qu'elle doit accomplir pour atteindre son but, elle le fera si elle estime que le jeu en vaut la chandelle. Elle est aussi extrêmement loyale et fidèle envers ceux qu'elle aime et les aidera quelque soit l'importance de la situation. Le fait de devoir mettre sa vie en danger pour les secourir l'indifférera totalement.
Elle vit avec une certaine morale et une ligne de conduite bien précise, et restera conforme à ses principes quoi qu'il puisse lui en coûter. Elle est assez à cheval sur la politesse et refuse qu'une idée, qu'elle vienne d'elle ou de n'importe qui d'autre, soit rejetée et jugée comme inutile ou lamentable. L'écoute et le droit d'expression sont à ses yeux des choses essentielles qui doivent continuer d'exister à tout prix.

Histoire : Le royaume de Saulmanor était un pays aux décors tous plus merveilleux les uns que les autres, allant des montagnes de glace jusqu'aux plages ensoleillés quelque soit l'heure, mais hélas, tristement dirigé par un couple royal qui ne se souciait guère de faire plus que ce que leur tâche leur incombait. C'est dans cette contrée, dans une maison à l'apparence prétentieuse à l'écart de la capitale Myrniar que Sand S. naquit, par un jour enneigé.
Elle était née de parents qui vivaient du commerce. Ils récoltaient le fruit des efforts de leurs domestiques pour les vendre à la noblesse. Leur grande richesse résidait dans la cueillette d'agrumes rares et précieuses qui se transmettaient depuis une dizaine de générations de père en fille. Elles avaient fait leur fortune. En se vendant d'abord à la petite noblesse, la marchandise avait progressivement gravit les échelons pour arriver jusqu'aux souverains. C'est ainsi que les De Prausset avaient pu s'offrir au fil du temps, la vie de luxe dont tout le monde rêve. Par la simple culture de fruits. Une immense fierté pour ses propriétaires. Beaucoup moins pour sa descendance.

Sand n'avait que faire de ce commerce. Dès son plus jeune âge, elle avait montré le plus grand désintérêt pour lui. Et pourtant, ses parents avaient tout fait pour que leur fille soit en mesure de gérer les affaires familiales à sa majorité. Peine perdue, elle se moquait éperdument de ces fruits, de part la raison de leur popularité. Ce qui leur avait conféré cette notoriété, c'était leur originalité, les posséder était signe d'aisance. Pour elle, ce n'était qu'un moyen de montrer sa richesse et son arrogance. Elle préférait de loin passer son temps en compagnie des gens du monde paysan, ceux qui riaient malgré leurs modestes biens, et qui étaient tellement plus simples et plus agréables que les hommes de son milieu.

Mais s'il y avait une chose qu'elle aimait encore plus, c'était les livres. Myrniar possédait la plus grande bibliothèque du royaume, et c'était sans conteste la plus belle chose que le pays détenait. Somptueuse, ancienne, avec sa propre histoire et contenant tous les ouvrages qui existaient en ce monde. C'était un lieu sacré pour Sand, son refuge, son sanctuaire. Le seul défaut qu'elle lui avait trouvé, c'était le personnel qui y était employé. Tous des idiots, incapable de renseigner sur l'emplacement d'un recueil mais qui trouvaient le moyen de fanfaronner sur leur prétendu savoir. Personne ne connaissait cet endroit aussi bien qu'elle, mis à part Joy. Un jeune homme très plaisant qu'elle avait rencontré lors de sa huitième année. Il était de deux ans son ainé, mais son égal dans la passion des manuscrits. Ils s'étaient aperçus de leur curiosité commune lorsque Sand avait tenté d'arracher un ouvrage qu'elle convoitait des mains de Joy qui était bien décidé à le garder encore un peu, qu'importe qu'elle fasse partit la noblesse il l'avait clairement dit. Et la jeune fille se souvenait encore très nettement de l'admiration qu'elle avait eu pour lui, pour sa détermination à cet instant. Bien qu'il appartienne au monde des paysans, il n'avait pas hésité à lui tenir tête, se moquant des conséquences. Et c'était pour cela qu'elle le respectait, pour l'ardeur avec laquelle il défendait sa passion.

Depuis ce jour, ils mettaient leur adoration en commun et ne se quittaient plus. Ils étaient toujours les premiers arrivés à la bibliothèque, les derniers repartis et restaient même quelques fois toute la nuit, quand ils arrivaient à échapper à la surveillance du gardien. Mais ce qui les réunissait par dessus tout, c'était leur rêve. Leur rêve de reconstituer l'Histoire. Leur rêve qu'ils s'étaient jurés de réaliser. Les songes naissent de l'esprit de chacun , ça c'était la base. Mais ce que peu de gens savaient, c'était qu'il en existait deux sortes : les songes somnolents, qui apparaissaient pendant le sommeil, et les songes temporels. C'était la deuxième catégorie qui intéressaient Joy et Sand. Ces songes-là étaient ceux qui s'échappaient de la conscience de leur propriétaires pour s'en aller quelque part dans le monde sous forme de bulles cristallisées, le cristal étant plus solide en vieillissant, une bulle plus épaisse signifiait donc un rêve plus ancien. Et ces rêves reflétaient tous la réalité, sans exception. Ils permettraient de reconstituer l'Histoire à celui qui les trouverait. C'était ça, leur réelle importance à leurs yeux. Ils recherchaient ardemment dans les écrits et les mythes l'emplacement de ces sphères, et en attendant de pouvoir voler de leurs propres ailes, cherchaient des mécènes prêts à les aider dans leur quête. Ses parents fréquentant le beau monde, Sand avait maintes occasions de toucher un mot au sujet de leurs futures expéditions lors de réceptions, de bals et autres invitations. Étant très douée avec les mots, elle n'en était que plus convaincante et avait réussi à persuader quelques nobles de se ranger de son côté, notamment à l'aide de l'évocation de possibles grands trésors oubliés. Joy en était ravi et cela renforçait leur amitié de jour en jour. Seulement, cette vie heureuse prit fin. Beaucoup trop tôt.

Lors de la fête de l'automne de sa quinzième année, alors que cela faisait cinq heures que Sand attendait son ami, elle perdit patience et décida de sortir de la bibliothèque pour aller le chercher directement chez lui. Elle fulminait. C'était un jour cérémonial, personne ne se trouvait dans leur sanctuaire, ils l'avaient pour eux tout seuls et comme par hasard, il fallait qu'il soit absent aujourd'hui! Elle marmonna des choses qui choquèrent quelques paires d'oreilles en traversant la place principale lorsque ses yeux furent attirés par un attroupement en plein milieu du chemin et poussée par la curiosité, elle décida d'aller jeter un œil. Bien qu'assez grande elle ne vit strictement rien et dut jouer des coudes jusqu'à apercevoir ne serait ce qu'un petit bout de la cause de cette soudaine agitation. Alors qu'elle avait réussi à s'approcher de quelques mètres, elle entrevit quelque chose de blanc. Quelque chose de fin qui s'étendait sur plusieurs centimètres. Des cheveux. Comme ceux de Joy. La panique commença à l'envahir. Elle poussa ceux qui se trouvaient sur sa route, ignorant les protestations qui s'élevaient de la foule. Et quand elle arriva au centre du cercle, plus rien n'eut d'importance. Plus rien ne comptait. Il lui sembla qu'on l'avait vidé de toute émotion. Sand se laissa tomber à genoux. Elle prit délicatement la main de son ami, tremblante, et referma doucement ses doigts. Elle la porta lentement jusqu'à ses lèvres pour y déposer un baiser et ferma les yeux. Les larmes coulèrent, de plus en plus nombreuses. Elle ne chercha pas à les arrêter, ni à cacher sa tristesse. Elle avait seulement envie de rester avec lui. Elle demeura assise, pleurant la seule personne qui avait eut une réelle importance à ses yeux pendant de longues minutes.


- C'est bon, ce n'est qu'un gamin des rues.

Sand ré-ouvrit brusquement les yeux. Ce n'était pas possible. Impossible que quelqu'un ait osé prononcer ces mots. Le chagrin céda la place à la rage. Elle aurait pu arracher les yeux au propriétaire de cette voix, lui faire souffrir le martyre pour ce qu'il avait dit. Elle releva progressivement la tête, pour découvrir que ces paroles provenaient de la bouche d'un homme d'une trentaine d'années entièrement vêtu de noir et portant un haut de forme de la même couleur qui s'en allait vers une voiture... Un cocher.

- Pardon?

Sa voix tremblait. Sand n'en revenait pas, comment pouvait prononcer des paroles aussi dénuées de compassion et de compréhension? Il se retourna et porta un premier regard hautain qui fut suivi d'une expression de surprise. Elle le connaissait. Il faisait parti du personnel du Duc D'Olphière, le plus grand noble du royaume. Elle l'avait déjà vu menant les chevaux pendant les promenades de son employeur, qu'elle avait eu l'occasion de rencontrer à de nombreux dîners.

- Ne serait ce pas là Mademoiselle De Prausset? Que fait une jeune fille de votre rang au milieu de tous ces cloportes?

- Elle pleure la mort de son ami sombre crétin.


Il ne s'offusqua pas. Sans doute pour ne pas avoir d'ennuis. Il continua, hypocrite :

- Je suis vraiment navré, je...

- C'est vous?...


Il ne répondit pas, se contentant de baisser les yeux et de fixer obstinément le bout de ses chaussures.

- C'est vous ...

Ce n'était plus une question. C'était une accusation à présent, avec dans l'intonation la promesse de souffrances et de malheur. Elle se jeta sur l'homme de toutes ses forces avec un hurlement de rage. Le choc entre son corps et les pavés lui coupa le souffle et elle en profita pour lui assener un coup au visage, en criant le nom d'assassin. Elle aurait voulut le broyer, lui faire ressentir toute la douleur qu'il lui avait octroyée. Mais elle tremblait tellement, aussi bien de colère que de chagrin, qu'elle dut s'arrêter au bout de quelques secondes, épuisée par ses larmes. Il la repoussa doucement pour ensuite la saisir par les épaules en disant qu'il allait la ramener chez elle. Le contact de ses mains la répugna et elle hurla :

- Ne me touchez pas! Dégagez d'ici!

Il s'en retourna vers la voiture avec un regard mi-haineux mi-inquiet, sans un mot. Quant à elle, elle s'écroula, ne cherchant pas à se soutenir par elle-même, laissant le sol se transformer en lit. Elle ne bougea plus, se contentent de promener son regard dans le ciel. On la prit par la main, l'aida à se relever et on la ramena chez elle. Elle savait seulement que c'était des gens qui avaient été présents au départ de Joy... A sa fureur. On la remit à ses parents qui la firent se coucher, la guidant à chacun des ses mouvements. Elle avait l'air tellement perdue. Tellement fragile, comme une poupée de porcelaine que l'on devait soutenir en permanence. Personne ne posa de questions, sachant pertinemment que lui adresser la moindre parole de réconfort serait totalement inutile. Elle était murée dans un silence, un mutisme de tristesse et de douleur. Elle resta ainsi pendant plusieurs jours, dormant et s'agitant dans les rêves, s'époumonant en tentant de fuir ses cauchemars, mangeant tout juste de quoi survivre.

A l'aube du sixième jour, alors qu'elle parvenait à retrouver le calme seule après s'être une fois de plus réveillée en hurlant, elle remarqua quelque chose qui attira son attention, quelque chose qui lui fit comprendre qu'il était temps de sortir de cette torpeur. Quelque chose qui était posé sur sa table de nuit, qui attendait d'être pris dans des mains délicates. Elle ne le laissa pas patienter plus longtemps. Elle tendit les bras vers sa chance. Vers le dernier livre que Joy et elle avait feuilleté ensemble. Elle en caressa tendrement la couverture. Il lui semblait qu'elle était encore imprégnée de l'odeur de son ami. Et de l'odeur de leur rêve. Ce rêve qu'elle ne pouvait se résoudre à abandonner. Ça aurait été trahir leur serment.

Sand fit voler les couvertures et sortit du lit immense qu'elle avait noyée sous ses larmes pendant tant d'heures. Elle sentit ses jambes plier sous son poids quand elle tenta de se mettre debout et s'agrippa aux draps qu'elle entraina avec elle. Alertée par tout ce bruit, la gouvernante qui était chargée de veiller sur elle ouvrit la porte à la volée, la bombardant de questions sur sa santé et de recommandations. Elle voulut l'aider à se relever mais la jeune fille la congédia, lui assurant qu'elle saurait se remettre sur pieds sans aucune aide. Bien que devant s'y reprendre plusieurs fois, elle ne saisit pas une seule fois la main que la femme lui tendait. Elle ne prit pas la peine de mettre la robe qu'on avait préparée à son attention. Elle avait trop de choses à faire. Elle s'engagea dans le couloir et gagna les escaliers qu'elle descendit prudemment pendant ce qui lui parut une éternité, en serrant la rampe si fort que ses jointures blanchissaient. Quand elle parvint au rez-de-chaussé, on l'apostropha d'une voix puissante :


- Mais Mademoiselle De Prausset, ne devriez pas vous reposer actuellement?

Sand releva les yeux, qu'elle avait centrés sur les mouvements de ses pieds jusqu'à présent.

- Ce n'est pas ici qu'il vous faut présenter vos condoléances, Duc D'Olphière, lança-t-elle glaciale.

- Vous devriez montrer un peu plus de docilité envers votre futur époux.

Il avait prononcé ces mots tranquillement, comme si c'était prévu depuis toujours.

- Je ne crains qu'il n'y ait un mal entendu, je n'ai nullement l'intention de rejoindre votre lignée. Et de plus, dois-je vous rappeler que vous avez bien plus que mes quinze printemps?

- Mes onze années d'expérience supplémentaires ne sont pas un problème très chère.

- Vos compétences en calcul sont stupéfiantes
, siffla-t-elle.

Des pas accoururent dans l'entrée, les pas de personnes qui avaient quelque chose à se reprocher. Le Comte de Prausset et sa compagne apparurent à la droite du Duc, essoufflés par leur course mais affichant néanmoins des sourires aussi hypocrites qu'il était possible de l'être.


- Ah, je vois que le Duc D'Olphière t'as déjà annoncé la bonne nouvelle ma chérie!

- Quelle bonne nouvelle? Il vient seulement de m'apprendre que j'allais passer le restant de mes jours à être enfermée dans une voiture ou un château, à aller à des réceptions à son bras et à acquiescer de la façon la plus stupide qui soit à tout ce qu'il me dira.


Le futur mari frappa le sol de sa canne pour ramener le silence et pouvoir prendre la parole :

- Je peux concevoir que vous soyez encore en colère de part l'action de mon cocher quand il nous a fait traverser cette place il y quelques jours mais de grâce, restez convenable.

Convenable... Il se souciait de son langage alors qu'elle était toujours vêtue de sa chemise de nuit à bretelles vert anis qui ne dépassait pas les mi-cuisses? Qui n'était pas convenable ici? Lui qui ne la priait pas de se changer ou elle qui ne faisait qu'énoncer une vérité?

- Et pensez à l'importance que représente cet engagement pour votre dynastie, vous lui offririez une sécurité absolue avec une alliance telle que celle-ci, un client assuré pour l'éternité!

Sand se tourna vers ses parents qui l'imploraient du regard. Le Duc n'avait pas tort. Mais elle n'avait pas l'intention de le laisser diriger sa vie. Elle savait très bien que l'accès à la bibliothèque de la capitale lui serait interdit, le droit de partir en expédition serait condamné. Non, elle ne pouvait pas accepter que son existence soit réduite à écouter les banalités des vantards de la cour.

-Je suis au regret de vous annoncer que vous allez devoir trouver quelqu'un d'autre pour partager votre vie. Parce que je n'ai nullement l'intention de vous devoir obéissance jusqu'à la mort. Maintenant si vous le permettez je vais retourner à mes occupations.

- Non Sand!
la supplia la Comtesse.Tu ne peux refuser cette offre, songe à ce luxe qui va remplir ta vie, aux réceptions auxquelles tu seras conviée, à la table du roi à laquelle tu pourras t'assoir en compagnie de ton mari, à...

La jeune fille ne prit pas la peine d'écouter ce bavardage, elle remonta aussi vite qu'elle le pouvait dans sa chambre pour aller enfiler sa robe, celle qu'elle avait vue dans cette boutique du pauvre peuple mais qu'elle avait tant aimée, ainsi que les accessoires qu'elle avait acheté avec. Une robe blanche, un collier au bout duquel pendait une clé, des collants et un ruban. Aujourd'hui, tout était bon pour montrer qu'elle préférait la simplicité aux extravagances. Tout à coup, elle ne vit plus cette tenue comme un simple bien. Elle était devenue bien plus. Elle symbolisait ses choix, ses principes, sa liberté. C'était la première fois qu'elle allait la porter publiquement, auparavant elle ne se vêtissait que d'habits extravagants et coûteux que l'aristocratie exigeait pour qu'on la rejoigne. Elle n'avait supporté ces manières que pour accéder aux bals et autres afin de trouver des mécènes, le reste l'indifférait.
Elle regagna donc le rez de chaussé où se trouvait toujours, comme elle l'avait espéré, ses parents et le Duc en grande conversation. Elle prit soin d'attirer leur attention et leur adressa un signe de la main en traversant la pièce. Avant de partir pour la bibliothèque, elle salua l'homme qu'elle haïssait plus que tout au monde avec une douce ironie :


- Au revoir Duc D'Olphière, j'espère avoir l'occasion de vous revoir prochainement.

Elle eut effectivement cette occasion. Ayant compris que l'autorité n'était pas le meilleur moyen d'obtenir ce qu'il voulait, le Duc avait décidé d'utiliser la flatterie en comblant Sand de cadeaux. Chaque jour elle recevait des fleurs qui étaient accompagnées de bijoux et de robes somptueuses qu'elle s'empressait de donner aux pauvres gens qui n'avaient rien à se mettre sur le dos. Cette comédie dura trois mois. Trois mois au bout desquels l'hiver avait fait son nid dans le royaume. Trois mois au bout desquels le Duc perdit patience. Aux environs de janvier, il décida de revenir et d'user de menaces. Il quémanda la jeune demoiselle qui se fit un plaisir de descendre les escaliers pour lui raconter comment elle avait vendu la parure qu'il lui avait offerte à prix d'or et avait reversé cet argent au premier mendiant qu'elle avait croisé. Et tout ceci sans la moindre formule de politesse. A cet instant, il perdit son sang-froid, les moqueries avaient assez durées.

- Vous n'imaginez pas combien vous m'êtes redevable.

- Vraiment?

- Vous vous rappelez de ce livre qui vous a rendu la clarté? « Les sentinelles de l'aube »?


Sand ne laissa paraître aucune émotion sur son visage. Mais l'angoisse était bel et bien présente. Visiblement il en savait beaucoup plus sur elle qu'elle ne l'avait cru.

- Je ne crois pas qu'il soit nécessaire de répondre. Mais où avez vous apprit que...

- Tout bonnement parce que c'est moi qui vous l'ai transmit.


Elle se sentit défaillir. Elle était en train de réaliser que tout ça n'était absolument pas dû au hasard. Tout avait été une précision dans un plan, une étape dans un itinéraire. Il avait déjà prévu ce mariage depuis longtemps, il l'avait surveillée durant ses allées et venues à la capitale, il l'avait surveillée avec Joy. Et maintenant que tout ceci prenait place, elle réalisa que sa mort n'était peut-être pas accidentelle. Une raison de se battre en moins pour elle, une raison d'insister en plus pour lui.

- Je pense donc que vous comprenez l'ampleur de votre dette.

Malheureusement oui. Elle la comprenait. L'effroyable vérité se révélait peu à peu, comme un rideau se lève pour dévoiler le spectacle. Elle restait immobile, ses yeux reflétant son angoisse. Elle ne pouvait pas croire qu'elle devait sa résurrection à un homme aussi dépourvu de sensibilité et de compréhension, à quelqu'un d'aussi superficiel et cupide. Il s'approcha d'elle et saisit sa main pour la porter à ses lèvres.

- Par conséquent, vous...

- Par conséquent vous êtes totalement stupide
, répondit-elle acide.

Elle retira sa main en un geste de répugnance et le toisa avec mépris.


- Qui vous a demandé de me sauver? Absolument personne. Et prenez garde à ne pas me sous-estimer, je doute fort que ce mariage se fasse d'amour, même non réciproque. Ce n'est pas mon affection qui vous intéresse. C'est ma dot.

Il eut un sourire amusé.

- Vous êtes moins idiote que vos parents, je dois l'avouer. Et vous avez raison, bien que vous soyez ravissante ce n'est pas votre amour qui m'intéresse. Ce sont les cultures de vos parents. Avez vous déjà songé au bénéfice que pourrait donner la vente de ces agrumes dans les pays de neige? Personne ne connait ces fruits là-bas, avez vous seulement la moindre idée du nombre de pièces d'or que ces barbares incultes de Thern seraient prêts à donner pour un ridicule grain?

- Vous me sous-estimer vraiment beaucoup trop. Vos balivernes ne sont en rien crédibles.


Le Duc fronça les sourcils.

- La fortune n'est pas un problème pour vous, vous avez suffisamment d'argent pour acheter toutes les terres du royaume, ce n'est pas votre motivation. En revanche, ces ventes seraient une alliance incroyable avec ces guerriers. Votre propre armée serait plus puissante que celle du roi. Vous pourriez renverser la couronne par ce stratagème.

Une expression de rage indescriptible se lisait sur son visage.

- Votre petit plan minable échoue lamentablement à sa première étape. Vous n'avez plus rien à faire ici désormais.

Pensant avoir définitivement mis cet atroce individu à la porte et prévoyant de lui faire payer la mort de son ami dans les jours à venir, elle repartit avec la ferme intention de regagner sa chambre sans avoir à redescendre une autre fois.

- Revenez ici immédiatement!

Sand fut tirée par les cheveux et poussa un cri de douleur en tentant de se dégager. Le Duc ne fit que raffermir sa prise et la tira d'avantage encore vers le bas des escaliers. Le Comte et sa femme accoururent, alertés par les voix qui s'élevaient mais restèrent pétrifiés devant la scène qui s'offrait à eux. Se rendant subitement compte de leur présence, le Duc lâcha la chevelure de la demoiselle qui tomba lourdement sur le marbre.

- Auriez-vous aperçu quelque chose qui vous aurait choqués? demanda le Duc.

Son ton était menaçant et ne laissait guère le choix de la réponse aux personnalités dociles.


- No... Non... Absolument rien...

- Bien
, répondit-il en ramassant sa canne.

- Ordure!

La jeune fille l'attrapa avant qu'il ne puisse l'atteindre et tenta de lui assener un coup au ventre mais il l'arrêta de sa main avec une facilité déconcertante, la lui arrachant aussi simplement qu'on enlève son jouet à un enfant. Il se dirigea vers la porte d'entrée et la franchit en précisant :

- Je repasserais pour que nous finalisions cet accord.

Et il tint parole. Quelques jours plus tard il engagea une longue discussion avec ses parents. Elle savait de quoi ils parlaient. Mais elle ne pouvait écouter. Pour la simple et bonne raison que cette visite avait été effectuée aux premières lueurs de l'aube alors qu'elle s'était endormie sur son livre après avoir passée la nuit à la bibliothèque. Elle n'eut connaissance de cette entrevue que grâce à une servante qui avait la langue bien pendue.
La semaine suivant cet événement, les De Prausset furent conviés à une réception chez le Marquis De Folnersi, un noble des environs. Comme d'ordinaire, Sand fut préparée pendant la journée entière par les domestiques, et comme d'ordinaire elle fut resplendissante. Mais il lui sembla en se regardant dans le miroir qu'elle était vide. Ses cheveux bouclés avec soin étaient splendides, les accessoires dorés qui les parsemaient ne l'était pas moins, sa robe de bal bordeaux agrémentée de dentelles et de volants couleur or eux aussi étincelait, les talons plein de détails qui la grandissait encore un peu scintillaient. Mais elle, était sans vie, terne. Elle avait perdu toute joie depuis que le Duc était venu en son absence, elle ne savait pas ce que ses parents avait pu dire et cela la tracassait. Elle descendit les escaliers et monta dans la voiture qui les attendait, et partit pour le château du Marquis. On essaya de lui faire la conversation mais ses réponses tranchantes eurent vite raison de la Comtesse et de son époux. Le voyage se passa donc en compagnie des cliquetis des bracelets et des bruissements des plis des vêtements. Au bout d'une heure et demie de route, le château du Marquis se décida enfin à montrer dans une fine brume, le devant de ses jardins.


RP test : L'arrivée fut désagréable. Clinquante, brillante, luxueuse. Tout ce que Sand voulait éviter. Elle descendit péniblement de la voiture, refusant la main que lui offrait son père. Elle ne voulait d'aucune aide. Pas plus de celle de sa famille que de celle de n'importe qui d'autre. Elle glissa les bras sous la fourrure de sa cape, se dégoûtant de profiter d'un tel luxe alors que certains n'avaient que la rue comme amante. Un domestique prit son bras et l'escorta jusqu'à la grande salle de réception, puis il prit sa cape avant de la laisser se perdre dans la foule. Elle salua poliment ses mécènes et quelques nobles qui la regardèrent en souriant. Des dames lui chuchotèrent qu'elle aurait pu leur en parler, des hommes qu'ils l'enviaient, bien qu'elle ne sache pas qui était ce « l' ». Quand elle haussa les sourcils devant ces affirmations dont elle ignorait tout, on la complimenta sur ses dons de comédienne. Alors qu'elle ne comprenait absolument rien à toute cette mascarade. Mais vraiment rien du tout. Après plusieurs heures de ragots et de parlotte avec différents bourgeois, une voix particulière s'éleva, plus forte que toutes les autres. Celle de leur hôte, perché sur la balustrade qui dominait la salle emplie de richesses et de dorures.

- Je quémande votre attention mes chers amis! Cette petite réception entre intimes...

Intimes. Sand ne put réprimer un sourire mesquin. Il y avait plus de cinq cents personnes réunies dans cette pièce.

- N'est pas uniquement donnée pour le plaisir mais pour vous annoncer une grande nouvelle!

Une frénésie soudaine envahit la foule. Des murmures excités fusèrent de tout part, cherchant à deviner ce que pouvait bien être cette chose qui nécessitait l'attention de tant de personnes.

- Qui ne sera pas énoncée par moi-même, mais par mon ami le Duc D'Olphière!

Les dames se pâmèrent et rougirent, roucoulant comme des dindons. Toute cette agitation ne fit que s'amplifier quand l'homme que Sand ne voulait absolument pas voir dans le même lieu qu'elle s'avança sur le balcon, se penchant par dessus la rampe. Par un heureux hasard, elle sentit que l'on tapotait sur son épaule et s'empressa de se détourner de ce qu'elle considérait comme une vision d'horreur pour se consacrer à la personne qui la sauvait de la répugnance. Un domestique qui venait de la part d'un noble qui voulait lui parler, soi-disant au sujet de ses futures expéditions. Ravie de cette discrète intervention, elle suivit l'homme sans hésitation.

- Mes très chers amis, j'ai l'honneur de vous annoncer ce soir …

Elle soupira. Connaissait-il seulement la définition du mot ami? Ses motivations n'avaient jamais été autres que l'argent et ceux qui lui étaient vraiment proches ne l'étaient seulement qu'à cause de leur utilité pour lui. Elle soupira aussi quand elle entendit la plupart des femmes présentes vanter la beauté et la jeunesse du Duc. Tant de superficialité, cela lui donnait la nausée.

- Que je ne serai, et j'en suis désolé mesdames, plus sur le marché du célibat.

Des rires jaunes et dépités pour les dames et des souffles de soulagement pour les hommes parcoururent la foule, chose dont l'objet de ces actions semblait se délecter. Sand ne voulait pas en entendre plus sur cette nouvelle conquête, elle en savait déjà suffisamment par ses précédentes amantes sur sa vie amoureuse qui semblait loin d'être morte. Elle accéléra le pas en direction des portes qui encadraient les escaliers qui menaient à la balustrade, là où semblait se diriger le domestique.

- Mais à présent, laissez moi vous présenter ma fiancée et bientôt femme!

Elle fut heureuse de constater qu'elle n'allait pas avoir à entendre le nom de sa nouvelle compagne, grâce au peu de distance qui séparait son pied de l'autre pièce. Seulement on ne lui laissa pas le loisir de s'y engouffrer. Au contraire, le domestique changea précipitamment de trajectoire et la poussa doucement mais fermement vers les escaliers. Elle n'eut même pas me temps de protester qu'on lui saisît le poignet. Et quand elle leva les yeux, elle resta pétrifiée de terreur devant celui qui l'amenait tout en haut du balcon, à la vue de tous. Elle monta les marches en tentant de résister mais sa force de quinze ans ne faisait pas le poids face à celle de ses vingt-six ans. Il leva sa main et dit haut et fort :

- J'ai nommé Mademoiselle Sand De Prausset!

Sand devint muette. Muette de stupeur. Muette de rage. Muette d'angoisse. Pendant que la foule applaudissait à s'en briser les doigts, elle parvint à ouvrir la bouche.

- Comment avez-vous osé?

Voyant qu'elle avait parlé, ceux qui s'en étaient aperçus s'empressèrent de faire taire les autres à coups de sifflements agacés et de reporter leur attention sur le soi-disant couple. Ils étaient tellement seuls. Tellement seuls dans ce grand espace que l'on ne voyait plus qu'eux, qu'ils resplendissaient dans tout ce vide.

- Comment avez-vous osé!

Elle le gifla. Sa tête vacilla sous le choc. Il porta sa main à sa joue et la retira vivement, comme s'il s'était brûlé. Elle n'avait plus le choix. Elle devait sortir d'ici, et elle n'avait qu'une option. Elle se précipita dans la pièce qui se trouvait derrière le balcon, poussant les rideaux qui la dissimulaient. Elle courut à en perdre haleine et accéléra encore quand elle entendit le Duc vociférer des ordres pour qu'on la rattrape. Elle réussit à gagner la cour principale et monta dans la voiture qui l'avait amenée ici avant d'ordonner au cocher de revenir à son point de départ.

- Mais... Et le Comte et la Comtes...

- Si vous m'emmenez je multiplie votre paie par cinq!


Il ne se fit pas prier et pour une fois, Sand fut heureuse d'avoir quelqu'un de si corruptible à disposition. Une fois arrivée chez elle, elle le congédia et gagna ses appartements le plus vite possible. Elle allait devoir partir. Elle le savait. Et il était hors de question qu'elle le fasse couverte de richesses qu'elle haïssait tant. Doucement, presque tendrement, elle ouvrit l'armoire qui contenait une seule et unique tenue. Celle qu'elle avait portée en permanence et sans souliers depuis le jour où le Duc lui avait annoncé qu'elle allait l'épouser. Elle la sortit délicatement en s'en vêtit. Elle eut l'impression qu'une force nouvelle l'envahissait à chaque seconde qui passait. Pour finir, elle détacha ses cheveux et y passa le ruban avant d'enlever tout le maquillage qui lui couvrait le visage. Elle se sentait parfaite. Et en sécurité. Jusqu'à ce que des torches fassent leur apparition dans les jardins. Elle passa un rapide coup d'oeil à la fenêtre et jura. Elle avait escompté avoir quelques minutes de solitude supplémentaires.

Elle descendit au rez-de-chaussé aussi vite que possible mais elle dût renoncer à continuer. Pour la simple et bonne raison que la porte d'entrée venait de s'ouvrir sous yeux, et qu'elle avait laissé passer toute la garde du Duc D'Olphière. Elle fit demi-tour et s'en alla dans les jardins privés, à l'arrière du domaine sans s'arrêter de courir. Elle prit le raccourci qu'elle empruntait pour se rendre à Myrniar, connu d'elle seule. Grâce à lui, elle put semer la totalité de ses poursuivants. Mais même cette consolation n'était pas aussi heureuse qu'elle le croyait. Elle n'avait plus nulle part où aller. Nulle part où se réfugier. La pluie commença à tomber. Elle marcha pendant des heures sans savoir vers quoi elle se dirigeait. Puis épuisée, elle s'affaissa. Elle tomba dans la boue et la laissa l'envelopper avant de tourner son visage et de s'arrêter net dans son action.

Il y avait quelqu'un d'autre ici. Une peluche, une sorte de gros chat orange au malicieux sourire et aux yeux de la même couleur que sa chevelure. Sale. Trempé. Abandonné. Exactement comme elle. Elle le regarda longuement avant de s'en approcher et de le serrer contre elle. A présent ils seraient deux. Et soudain, somme si ce nouvel ami avait été une merveilleuse illumination, ses yeux s'agrandirent. Tout à coup, elle savait exactement ce qu'elle devait faire. Elle se releva, pressant toujours le chat de coton contre sa poitrine, et gagna la forêt. Elle s'y enfonça, trébuchant et continuant sans se décourager. Et elle arriva exactement là où elle voulait aller. La clairière étrange où elle s'était perdue quelques années plus tôt. Elle n'y était jamais revenu car le chemin qui menait à ce lieu enchanteur s'était effacé de sa mémoire. Mais il était revenu quand elle avait besoin. Comme quelques années plus tôt, elle s'avança au sein de la clairière et cueillit la seule fleur qui s'y trouvait. Comme quelques années plus tôt, elle recula et admira le cercle aux milles teintes bleues bordé d'une brume épaisse s'élargir. Mais ensuite, elle n'agit pas de la même manière que quelques années plus tôt. Quand il eut cessé de s'agrandir, elle fit quelques pas en arrière, étreignit sa peluche et la laissa contre son buste, avant de plonger dans l'inconnu avec elle en jurant à Joy, qu'importe l'endroit où il se trouvait, qu'elle reviendrait pour tenir leur promesse. Et qu'elle porterait son nom en hommage à son courage et sa détermination. Sand De Prausset mourait dans le cercle. Sand S. en naissait.

Code :[Validé par la dessinatrice]

Groupe \ Alliance \ Faction : Humaine

Rang : Archéologue des songes

Comment avez-vous connu le forum ? : Par Zoro et Lili

Autre chose à ajouter ? : Vraiment navrée pour le retard énorme que j'ai pris , j'espère que ce n'est pas grave , même si je ne me suis engagée dans aucun RP .
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MessageSujet: Re: Sand S. ou la rêveuse insatiable ...   Dim 24 Juin - 23:27

Oulà, presque un mois qu'elle traîne cette fiche!

Désolée pour le retard (du coup on te pardonne le tien) mais on a vraiment eu de gros problèmes au niveau de l'administration et cumulés avec les exams ça a pas fait très bon ménage. Ta fiche sera validée ce soir ou dans les jours qui viennent ne t'en fais pas.

Et bienvenue à toi! *avait faillit oublier*
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Sand S.
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MessageSujet: Re: Sand S. ou la rêveuse insatiable ...   Lun 25 Juin - 1:21

Wayaa Meurci beaucoup *-*

Oui je me suis doutée que c'etait la période exam's qui ralentissait en grande partie mais bon, si ça me permet de me faire pardonner d'un autre côté c'est très bien xD
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MessageSujet: Re: Sand S. ou la rêveuse insatiable ...   Lun 25 Juin - 12:38

Fiche validée, encore désolée pour le retard.

Have fun! ^^
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MessageSujet: Re: Sand S. ou la rêveuse insatiable ...   

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Sand S. ou la rêveuse insatiable ...
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